All recent falls from Northwest Africa and many rare meteorites...
 
 Home > La météorite du 25 janvier 2008
  La météorite du 25 janvier 2008
 
Meteorites
  Meteorites for sale
  Chondrites
  Achondrites
  Stony-Irons
  Irons
  Thin Sections
 
Books / Livres
  Livres à vendre
  Impacts Majeurs
 

Histoires de Météorites
Volume I - Ensisheim

 
Photos
  Ensisheim Show
  Saharan pictures
  Thin sections
  Oriented meteorites
 
Information
  Classification des météorites
  Meteorite classification
  Small bodies gallery
  Vesta, corps-parent des HED ?
  Benguerir information
  Bensour information
  NWA 1760 information
  NWA lunar strewn field
  Anoual information
 
Download
 

Bensour, Meteoryt Mag.
PDF file (512Ko) in Polish

 

Mazapil, Astronomie Mag.
PDF file (1.4Mo) in French

 
Order & payment
 

Orders and information

 

Payment with PayPal

   
   


 
Shipping & handling fees free for all items on this site!
Frais de port offerts pour toute commande passée sur ce site !

De nombreux témoins ont vu un impressionnant météore traverser le ciel français le vendredi 25 janvier 2008 peu après 18h, la chute d'une météorite ?
Des témoignages émanent de personnes de la région de Bourges semblent plus précis, ils parlent d'une explosion et d'une détonation, ils sont pris en compte par les services de l'État, Il s'en suit une vague médiatique...

 

Première dépêche de l'AFP sur le sujet (25 janvier 2008 à 22h27)
Prise pour un avion en feu à Avignon, une météorite finit sa course à Bourges

Alertés par des habitants, des pompiers du Vaucluse ont recherché vendredi soir un avion en feu qui s'est avéré être une météorite ayant achevé sa course à Bourges après avoir été signalée à Gap, Montélimar et Lyon, a-t-on appris de sources concordantes.
" Vers 18H00 des gens nous ont signalé un avion en feu disparaissant au-dessus d'une colline", a indiqué le centre de secours (Codis) du Vaucluse qui avait reçu des appels de Carpentras et Avignon. "On a dépêché des véhicules sur place à la recherche d'un aéronef. Mais on n'a rien trouvé. Des recoupements nous ont ensuite permis d'établir qu'il s'agissait d'une météorite", a poursuivi le Codis.
Selon des scientifiques, six chutes de météorites sont enregistrées chaque année en France. Mais les Vauclusiens n'ont pas été les seuls à avoir de la chance.
Selon le Codis 69, un particulier a appelé vers 18H00 "pour dire qu'il avait vu une lumière verte traverser le ciel au-dessus de Lyon".
Alertée, la base aérienne du Mont Verdun, à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône), a indiqué que "c'était une météorite et qu'elle était tombée du côté de Bourges".
Les gendarmes de Bourges ont été alertés vers 18H30 par un automobiliste ayant vu "une lumière de couleur verte ou bleue puis avoir entendu une détonation".
La "chose" serait tombée près du village de Trouy, à 7 km au Sud de Bourges. Selon la préfecture du Cher, l'aviation civile a confirmé le passage de ce qui "pourrait être un petit morceau de météorite". Rien n'a été trouvé sur place et il n'y a eu ni victime, ni dégâts, selon la préfecture.

Reuters (samedi 26 janvier 2008 à 16h15)
Probable chute d'une météorite dans la région de Bourges

Une météorite se serait écrasée vendredi, en début de soirée, sur la commune de Trouy, au sud de Bourges (Cher), a rapporté un astronome de la région.
L'objet, tout d'abord assimilé à un "avion en flamme", selon les témoignages recueillis pas les pompiers du Vaucluse, a été vu dans le sud de la France avant qu'un employé de l'aérodrome de Bourges, par ailleurs astronome, ne confirme sa chute dans le Cher.
Après une première battue infructueuse, effectuée samedi matin, la ruée vers la météorite commençait à agiter les esprits.
" Des auditeurs nous appellent pour dire qu'ils ont vu un disque lumineux qui a stationné au-dessus de leur tête", a rapporté un journaliste de France Bleu, la radio locale.
À Trouy, où les médias nationaux commençaient à affluer samedi matin, cette météorite est considérée "comme un cadeau du ciel", a déclaré à Reuters un habitant du village de 2.900 habitants.

AFP (samedi 26 janvier 2008 à 20h28)
Chasse à la météorite près de Bourges, un contrôleur aérien témoigne

Les recherches pour tenter de retrouver la météorite de faible taille qui aurait atterri vendredi près de Bourges sont restées vaines, alors qu'un contrôleur aérien de l'aéroport voisin a indiqué samedi avoir vu exploser "le bolide" à une centaine de mètres au-dessus du sol. Une dizaine de policiers, aidés par une dizaine d'habitants du village de Trouy où l'objet volant serait tombé, ont cherché en vain samedi matin dans un brouillard épais un impact sur le territoire de la commune située à 7 km au sud de Bourges.
Repéré par des témoins dans les Alpes de Haute-Provence, le Vaucluse et le Rhône avant d'être aperçu par des habitants du Cher, l'objet a suscité l'émoi mais sa chute n'a apparemment fait aucun dégât ni blessé, selon la préfecture du Cher.
D'une taille ne dépassant pas celle d'un ballon de football, il aurait en effet explosé en vol, selon le témoignage de Jérôme Cotte, contrôleur aérien de l'aéroport de Bourges. Vendredi soir, vers 18H15, il était dans la tour de contrôle. "J'attendais un avion qui avait du retard. Je regardais face au sud, quand tout à coup: une météorite. C'était une lumière très intense, basse sur l'horizon. Une boule de feu incandescente, orange, avec une importante gerbe d'étincelle, suivi d'une lumière bleue verte", a-t-il raconté. Selon ce passionné d'astronomie, la boule de feu a explosé "à une centaine de mètres au-dessus du sol".
Selon des scientifiques, il tombe chaque année sur la Terre jusqu'à 100.000 tonnes de matière extraterre, mais pour l'essentiel sous forme de poussières. Six chutes de météorites sont enregistrées en moyenne chaque année en France.

 
Quelques coupures de journaux de la presse régionale du Centre relatant l'évenement :


© Le Berry Républicain, samedi 26 janvier 2008.


© Le Berry Républicain, dimanche 27 janvier 2008.

© La Nouvelle République, lundi 28 janvier 2008.
 
Chasse à la météorite à Bourges...
Nous arrivons sur place le dimanche 27 janvier vers 15h. Au lieu-dit la Fosse-Berthaud, nous rencontrons Carine Bidaut et Bruno Fectay ainsi que deux de leurs amis qui arrêtent leur journée de prospection, car ils doivent prendre l'avion pour le salon de Tucson le lendemain... Une bonne dizaine de personnes arpente les champs environnants. Avant de nous quitter, Bruno et Carine nous donnent leurs renseignements sur l'évènement. Nous passons le reste de l’après-midi à prospecter dans un champ à proximité de la Fosse-Berthaud. Cela nous donne le ton de notre quête : sol boueux et collant ! Avant de se mettre en quête d'un hôtel sur Bourges, nous rencontrons un journaliste de La Nouvelle République du Centre-Ouest, très sympathique, qui nous parle de ses sources et de son interview du contrôleur aérien de Bourges, l'un des témoins. Il donne un avis favorable sur la personne et dit que, pour une fois, le témoin sait de quoi il parle, vu qu’il est astronome amateur.


© Meteoritica

Nous trouvons un hôtel et passons la soirée à essayer de démêler les différents éléments de cette affaire. Nous arrivons à la conclusion que tout cela est loin d’être clair et que nous ne pourrons rien faire sans renseignements directs des témoins principaux. Le lendemain matin, nous parlons avec M. Cotte, qui a vu le phénomène de la tour de contrôle de l’aéroport de Bourges (témoin N°1), et, gentiment, il accepte de nous répondre. Il nous donne la direction, la hauteur et sa description du phénomène. Nous transcrivons sur une carte précise son témoignage, en y reportant la direction de l'explosion du bolide. Il nous informe aussi, confirmant ses dires à plusieurs reprises, qu’il a entendu le bruit de l’explosion environ trois secondes après l’avoir vu se produire.
Là, nous nous trouvons face à notre première interrogation : pourquoi cette trajectoire passe t’elle à l'Est de la Fosse-Berthaud ? En l'absence du témoignage de l'automobiliste qui a tout déclenché, car il veut rester anonyme et ne désire plus témoigner, nous nous demandons pourquoi la "battue" du samedi matin a eu lieu à cet endroit…
Dans l'expectative, nous partons plus à l'Est de la Fosse-Berthaud, toujours entre Trouy et Bourges, faire un tour, à tout hasard, dans les chemins de traverse croisant la trajectoire établie par le contrôleur aérien.
Tout en marchant, nous commençons à nous dire que nous ne possédons aucun élément suffisamment précis pouvant motiver une recherche supplémentaire sur le terrain et que nous allons devoir abandonner. Mais, alors que nous tentions malgré tout de fouiller des yeux d’immenses étendues de champs, nous rencontrons au beau milieu d’un chemin deux dames qui marchaient tout en devisant sur la météorite de Trouy. L’une de ces dames (Madame M. (témoin N°2)) nous interpelle en nous demandant si nous cherchons la météorite. A notre réponse affirmative elle nous dit que ce n’est pas par là qu’elle est tombée puisqu’elle-même l’a vu tomber "a ses pieds"... Elle nous décrit la même explosion que le contrôleur aérien mais avec plus de précision et de détail. Elle a vu le bolide exploser – comme un feu d’artifice - des fragments incandescents s'écarter de part et d'autre et s'éteindre en descendant vers le sol avant de disparaitre de son champ de vision. Ce témoignage inespéré nous redonne du courage. Elle nous donne tous les renseignements, son emplacement exact, la direction et la hauteur. Comme ce témoin voit l'explosion en direction du Sud-Est, soit dans une direction différente que le celle du contrôleur aérien et que le recoupement des témoignages donne une zone quelque part entre Trouy et Bourges, nous pensons qu'enfin tout cela se tient.


© Meteoritica, carte IGN.

Malheureusement, l’après-midi est dans sa deuxième moitié et le soleil décline vite, créant de trop nombreuses ombres pour que la moindre recherche ne soit envisageable. Nous allons devoir patienter jusqu’au lendemain matin. Nous prenons une chambre d’hôtel avec vue (éloignée mais vue quand même…) sur notre zone de recherches et il ne nous reste qu’à attendre…
Le lendemain, après un réveil à 6h40, un solide petit déjeuner et une douche revigorante, nous sommes sur place à 8h du matin. Il fait -3°C, il y a un épais brouillard. Les sillons sont d'une grande utilité pour suivre une marche rectiligne, nous nous espaçons d'environ 5m. En fin de matinée, nous avons fouillé une zone d'environ 15 hectares... Le froid nous aide car il est plus facile de marcher sur un sol gelé que de s’enfoncer à chaque pas dans la boue et le brouillard nous donne un sentiment de solitude. Après un rapide déjeuner, nous repartons sur la zone pour quadriller une friche. Ces cinq hectares supplémentaires marqueront la fin de notre journée de recherches. Il est impossible de retourner marcher dans les champs, le sol est trop mou et les champs sont tous justes semés. De plus, la fatigue se fait sentir. Nous rentrons à l’hôtel les jambes couvertes de boue avec en tête la somme des hectares qu’il reste à couvrir.


© Meteoritica

© Le Berry Républicain, lundi 28 janvier 2008.
Mercredi matin, mauvaise nouvelle : il a plu dans la nuit et il ne fait pas assez froid pour que les sols soient gelés. Les champs sont des pataugeoires, impossible d’y poser un pied. Nous tournons quelques instants en voiture avant de se dire que nous allons retourner à Arçay, là où un homme dit avoir vu quelque chose tomber dans un champ labouré. Le temps de parcourir le chemin qui longe le champ en voiture et son propriétaire vient à notre rencontre. Il nous dit connaître le témoin, que c’est un homme fiable. Il nous donne l’autorisation de prospecter son champ et nous propose même de nous aider. Il a l’idée de contacter l’association d’astronomie du village, mais personne n’est intéressé pour nous aider. Le champ est labouré depuis deux mois et est assez lisse car majoritairement sableux ou limoneux. Le temps s’est mis à la pluie et nous retournons à Bourges acheter un équipement en conséquence. D’accord pour marcher dans la gadoue par 1°C et de la pluie mais avec l’équipement adéquat. Armés de grosses chaussettes, de bottes, de gants imperméables et d’un K-Way nous commençons à sillonner le champ… 25 hectares à couvrir. Le propriétaire du champ et son fils nous rejoignent, nous tirons des bords entre 5 et 10 mètres… Cela durera près de trois heures avant que nous capitulions. Nos bottes accumulent des quantités de terre incroyables, nous n’avons plus la force de soulever nos pieds après les efforts de la veille... Le propriétaire du champ nous propose d’aller voir le témoin de la chute le soir même voir si celui-ci peut nous donner des renseignements supplémentaires afin de réduire notre champ de recherches. Nous acceptons avec plaisir ! Tout ce qui peut réduire la zone de prospection nous semble le bienvenu ! Après avoir rencontré le témoin, il nous téléphone, porteur d’une mauvaise nouvelle. L’homme peut parfaitement définir la direction, mais il n’a aucune idée de la distance ! Nous abandonnons l’idée de retourner chercher le lendemain matin. Il faut se rendre à l’évidence : la zone est bien trop vaste et les chances de retrouver quelque chose sont vraiment très minces...
Un peu plus tard dans la soirée, nous recevons un email d'un ami. Celui-ci nous informe qu’il a recoupé les informations qu’il a reçues par témoignages, ainsi que celles provenant des divers forums ayant parlé de ce bolide. Il en a calculé une première trajectoire simulée qui amènerait à une explosion s’étant produite à 56 km d’altitude et à un point de chute théorique dans le Sud de la France. http://meteorites.superforum.fr/portal.htm
Il faut se rendre à l’évidence, on ne la trouvera pas…

© Meteorpassion, carte Google Earth.
  Home | Meteorites | Books | Links | About us | Contact us
  Copyright © 2001-2008 Meteoritica. All rights reserved.